ENTREPRISES EN DIFFICULTÉ · REDRESSEMENT JUDICIAIRE

Avocat en redressement judiciaire à Paris

Lorsqu’une entreprise ne peut plus faire face à son passif exigible avec son actif disponible mais qu’un redressement demeure envisageable, l’ouverture d’un redressement judiciaire peut permettre la poursuite de l’activité, le maintien de l’emploi et le traitement du passif.

La qualification de la cessation des paiements et le respect des délais doivent être appréciés à partir de la situation concrète de l’entreprise. Une difficulté de trésorerie ne suffit pas, à elle seule, à conclure qu’un redressement judiciaire doit être demandé.
Comprendre la procédure ↓

Comment le Cabinet peut intervenir

L’intervention est définie selon la situation de l’entreprise, l’urgence et l’étendue de la mission confiée.

01

Analyser la situation de trésorerie et la cessation des paiements

02

Comparer redressement judiciaire, prévention et autres options envisageables

03

Préparer la déclaration et les pièces nécessaires

04

Préparer le dirigeant à l’audience d’ouverture

05

Accompagner l’entreprise pendant la période d’observation

06

Analyser les risques personnels du dirigeant lorsque la situation l’exige

Qu’est-ce qu’un redressement judiciaire ?

Le redressement judiciaire est une procédure collective destinée aux entreprises en cessation des paiements lorsque leur redressement n’est pas manifestement impossible. La procédure organise le traitement des difficultés sous le contrôle du tribunal.

L’ouverture de la procédure modifie profondément le cadre dans lequel l’entreprise traite ses dettes, poursuit son activité et prend certaines décisions. Il est donc utile de préparer la démarche avant la saisine lorsque la situation le permet.

Comment déterminer si l’entreprise est en cessation des paiements ?

La cessation des paiements correspond à l’impossibilité de faire face au passif exigible avec l’actif disponible. Cette notion ne se confond ni avec une simple perte comptable, ni avec l’existence de dettes, ni avec une tension ponctuelle de trésorerie.

L’analyse doit notamment confronter les sommes immédiatement exigibles aux disponibilités et éléments pouvant être mobilisés dans les conditions prévues par le droit applicable. La date retenue peut avoir des conséquences importantes pour la suite de la procédure.

Faut-il nécessairement demander un redressement judiciaire ?

Non. La procédure adaptée dépend du degré de difficulté rencontré. Tant que les conditions le permettent, des outils de prévention ou une négociation structurée peuvent parfois être envisagés. À l’inverse, lorsque la cessation des paiements est caractérisée, la situation doit être traitée dans le respect du cadre légal applicable.

L’analyse préalable vise donc à éviter deux erreurs opposées : ouvrir trop tôt une procédure inadaptée ou attendre jusqu’à ce que les marges de manœuvre aient disparu.

Comment préparer une demande d’ouverture ?

Le dossier doit permettre au tribunal de comprendre rapidement l’entreprise, son activité, l’origine de ses difficultés, sa situation financière et ses perspectives. La cohérence entre les déclarations du dirigeant, les données comptables et les pièces communiquées est essentielle.

  • reconstituer les principales échéances et l’évolution de la trésorerie ;
  • identifier les créanciers et dettes exigibles ;
  • rassembler les documents comptables, sociaux et juridiques nécessaires ;
  • présenter l’origine des difficultés et les mesures déjà entreprises ;
  • préparer les explications qui devront être apportées au tribunal.

Que se passe-t-il après l’ouverture du redressement judiciaire ?

Le jugement d’ouverture place l’entreprise dans le cadre d’une procédure collective et ouvre, en principe, une période d’observation destinée à établir un diagnostic de la situation et à rechercher une solution.

Selon le dossier, différents organes de la procédure interviennent. Le dirigeant doit continuer à piloter l’activité dans le cadre fixé par la décision et coopérer avec les professionnels désignés.

Quels enjeux pour le dirigeant ?

La procédure concerne d’abord l’entreprise, mais la situation personnelle du dirigeant peut également devoir être examinée : engagements de caution, comptes courants, rémunération, opérations antérieures ou risques de mise en cause selon les circonstances.

L’accompagnement peut donc comporter deux lectures parallèles : préserver les chances de l’entreprise et identifier suffisamment tôt les conséquences susceptibles d’affecter personnellement le dirigeant.

Pourquoi se faire accompagner avant l’audience ?

L’audience d’ouverture ne doit pas être préparée comme une simple formalité. Le dirigeant doit pouvoir expliquer clairement l’origine des difficultés, la situation actuelle de l’entreprise et les raisons pour lesquelles une poursuite de l’activité peut être envisagée.

L’intervention du Cabinet permet de structurer le dossier, de vérifier la cohérence des éléments communiqués et de préparer la stratégie procédurale en fonction de la situation réelle de l’entreprise.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre redressement judiciaire et liquidation judiciaire ?

Le redressement judiciaire suppose que le redressement de l’entreprise ne soit pas manifestement impossible. La liquidation judiciaire intervient lorsque la situation ne permet plus d’envisager ce redressement dans les conditions légales.

Une entreprise qui a des dettes est-elle forcément en cessation des paiements ?

Non. L’existence de dettes ne suffit pas. Il faut apprécier si l’entreprise peut faire face à son passif exigible avec son actif disponible.

Peut-on préparer la procédure avant de déposer la déclaration ?

Oui, et cette préparation est généralement utile : reconstitution de la situation financière, collecte des pièces, analyse des options et préparation de l’audience.

Le dirigeant perd-il automatiquement tous ses pouvoirs ?

Non. Les pouvoirs du dirigeant dépendent du cadre de la procédure et des missions confiées aux organes désignés. Il demeure toutefois soumis aux règles propres à la procédure collective.

Le Cabinet peut-il seulement vérifier si le redressement judiciaire est la bonne solution ?

Oui. Une consultation peut être limitée à l’analyse de la situation et des options avant toute décision d’engager une procédure.

La consultation préalable est-elle gratuite ?

Non. L’examen personnalisé de la situation financière, des documents et de la procédure adaptée constitue une consultation juridique payante.

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